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Les sociologues ont étudié de manière
très fine les comportements des jeunes en matière de vie
affective. A tel point que l'on pourrait presque dire que 100% des filles
de 18 ans qui écoutent du Punk ou 100% des garçons du même
âge qui écoutent de la zouk ne sont plus vierges 1.
Ou encore que le tabac est un facteur qui est corrélé au
passage à l'acte , que être dans un lycée d'enseignement
général ou en lycée professionnel ne donne pas les
mêmes résultats statistiques et pas toujours de la façon
dont on le croirait, ou encore que la durée d'un couple qui est
passé à l'acte 2 est directement
proportionnel au temps qu'il a passé à se fréquenter
auparavant 3… Mais on fait très
peu de sociologie sur le pourquoi de tant de recherche. La lutte contre
le sida n'est peut-être pas l'unique motif. Et on n'éduque
guère plus l'éducateur, l'animateur d'aumônerie sur
sa propre relation aux jeunes qui le rencontrent.
Je voudrais ici dire essentiellement deux choses :
l'une portant sur l'enjeu fondamentale notre rôle éducatif
auprès des jeunes à propos de l'affectivité. L'autre
portant sur les diverses problématiques qui lorsqu'elles sont tenues
ensemble, nous permettent de cadrer l'effort éducatif.

Qu'entendons-nous par " enjeux éducatifs "
?
Le terme " d'éducation " est complexe.
Je n'ai pas le temps et la compétence pour ici faire le tour d'un
concept aussi vieux que la philosophie grecque. Retenons néanmoins
quelques caractéristiques de tout acte éducatif. Notons
tout de même qu'il s'agit d'un processus visant à l'intégration
sociale de l'éduqué dans la société tout en
lui donnant une capacité d'adaptation et de transformation de cette
société. C'est d'ailleurs pour la société
le seul moyen de se survivre à elle-même. " L'éducation
est au fondement de toute société " 4.
" Education " laisse entendre aussi " projet pédagogique
". Sur ce terrain, il y a eu dans l'histoire une grande variété
de pédagogies dont l'étude reste d'ailleurs à faire.
Et si l'on considère uniquement ce qui se vit aujourd'hui, c'est
déjà à un foisonnement de pratiques et de projets
explicites et implicites auxquels nous sommes confrontés. Il suffit
de lire vos pratiques pour s'en convaincre. Je tâcherai de les systématiser
cet après-midi.
" Education affective
" peut renvoyer de manière étroite aux relations garçons-filles
ou de manière plus large aux relations parents-enfants, jeunes-adultes.
Elle peut aussi se formuler en termes d'éducation à la chasteté
5ce qui est déjà manifester
un projet. Jean Vanier, le fondateur de l'Arche, écrit " qu'éduquer
à la vie affective et sexuelle, c'est avant tout aider quelqu'un
à avoir le sens de l'autre, lui apprendre à écouter,
à aimer, à avoir de la compassion et de la tendresse, en
somme, à devenir responsable. 6"
Plus philosophique, Pierre Colin affirme que " l'éducation
de l'affectivité par la raison, ce n'est pas la tension du vouloir
contre des forces qu'il faudrait réprimer, mais c'est l'intégration
de nos désirs sensibles à une affectivité spirituelle
tournée vers le vrai Bien.7 "
Devenir responsable, être tourné vers le vrai Bien, quel
est l'objectif final de l'éducation affective sinon devenir apte
à vivre la réalité familiale dans sa plénitude
jusqu'à fonder sa propre famille où St Paul rappelle qu'il
s'y joue le grand mystère du Christ et de l'Eglise ou bien de vivre
le célibat dans un équilibre chaste.
De plus, vous avez peut-être remarqué le concept " d'intégration
" chez Pierre Colin. En terme plus spirituel, nous pourrions parler
" d'unification ". Le domaine de l'affectivité est un
domaine où s'éprouvent parfois de grandes tensions, des
écartèlements entre des désirs contradictoires, entre
des réalisations immédiates et des projets à long
terme… La mise en place de différentes problématiques nous
montrera dans un second temps où doit se jouer ce travail d'unification
ou d'intégration.

" En tradition chrétienne
". Il est certain que depuis l'origine du christianisme, et dans
ses racines mêmes, l'affectivité n'a jamais laissé
indifférent. Les Ecritures, les Pères, St Thomas d'Aquin,
les casuistes des siècles suivants jusqu'à Vatican II et
Humanae Vitae, tous ces témoins et bien d'autres encore attestent
d'un souci permanent de l'Eglise de permettre aux hommes de vivre leur
affectivité dans une réponse ajustée au projet de
Dieu. De ce point de vue, il y a une tradition. En revanche, cette tradition
n'a pas toujours dit la même chose, porté les accents sur
les mêmes réalités. Ainsi, pour ne parler que de notre
siècle et du seul code de droit canonique, on constate une évolution
considérable par rapport à 1917. Désormais, le code
de 1983 dit explicitement que le mariage est aussi et même d'abord
pour " le bien des conjoints " 8
et pas seulement pour la procréation, ce qui est une petite révolution
par rapport au précédent code et sans doute aux discours
de bien des siècles passés.
Mais avant tout, il me faut faire une remarque de
méthode importante :
En matière de sexualité plus encore que dans tout autre
domaine de la morale, nous ne sommes ni neutres, ni indemnes de ce travail.
Il me semble important de montrer où se joue aujourd'hui l'effort
d'intégration ou d'unification dans la vie affective pour les jeunes
mais aussi pour les hommes et les femmes de notre temps. Car à
vrai dire, je ne ferai pas comme Jean-Jacques Rousseau dans son Emile.
Il croit pouvoir bâtir un système éducatif fondé
sur l'interprétation de la nature. Mais il ne dit jamais comment
lui, qui est marqué par les limites de sa société
et les siennes propres, évite radicalement une " certaine
contamination " des différents problèmes qu'il veut
éviter dans la méthode même de l'éducation
qu'il propose.
Je veux dire par là que réfléchir à l'éducation
de nos enfants, de nos jeunes, c'est toujours se dire à soi-même
" comment j'ai intégré, unifié toutes les composantes
de la vie affective ". Il y a un rapport subtile et interactif entre
l'éducateur et l'éduqué. Il faut cependant éviter
deux écueils : tomber dans le mythe de l'éducation mutuelle,
ce qui serait démagogique ; et croire que l'on peut se tenir à
une distance froide de ces questions. A l'instar de tout travail d'accompagnement,
il convient de savoir en quoi nous sommes touchés par ces questions
pour éviter que ce qui nous touche interfère de trop dans
le travail éducatif.
A ce titre, je ne pense pas que l'on enseigne la vie affective comme on
enseigne les mathématiques. Les enjeux sont plus existentiels et
en la matière le maître est toujours à la tâche
de sa propre unification. Cette remarque veut montrer que trop souvent
on pense l'éducation affective en terme de transmission de savoir
ou de comportement par un discours, en terme de description du comportement
et de la psychologie des autres et rarement dans l'analyse du travail
qui se fait toujours simultanément entre moi et l'autre.

Quelques problEmatiques
Nous appellerons une problématique, une tension entre deux pôles
qui semblent opposer mais dont la résolution consiste en général
à les articuler.
ProblEmatiques historiques
Hier n'était peut-être pas mieux qu'aujourd'hui.
C'est assez commun d'entendre qu'aujourd'hui les mœurs sont pires qu'hier,
que plus rien ne va. Lorsque l'on est affronté à des difficultés,
on a une petite tendance à idéaliser le passé. Je
voudrais vous donner quelques citations à travers les siècles
pour nous rappeler que notre siècle n'a rien inventé.
Pour remonter le temps, sachez par exemple au XVIII° siècle
dans la ville de Rennes un enfant sur quatre était conçu
avant ou en dehors du mariage. En 1880, un médecin parisien tempêtait
déjà : " Il est rare de trouver, dans l'état
de nos mœurs actuelles, des garçons qui soient restés vierges
passé dix-sept ou dix-huit ans " 9.
Sachez encore que l'on trouve dans les premiers siècles du christianisme
des homélies qui réclament de la prudence lors des fêtes
de mariage afin que les vierges ne soient pas entraînées
à commettre l'irréparable. Il en est de même pour
les jeunes hommes qui sont exhortés à le demeurer aussi
: " Tu cherches une fille intacte ? Sois-le toi-même ! "
10. C'est ainsi que s'exprimait Jonas
d'Orléans au début du IX° siècle. De telles expressions
supposent bien sûr que ce n'était pas toujours le cas.
Pour arriver à la vision du mariage comme un savant mélange
de don et d'alliance de plaisir et de tendresse, de fécondité
et d'ouverture à la vie, il n'a fallu pas moins des deux millénaires.
Le comprendre est une chose, le vivre en est une autre. La vision occidentale
du mariage par amour où l'homme et la femme ont une égale
dignité doit énormément au courage et à l'audace
de l'Église. Et peut-être que nous n'avons pas encore fini
d'affiner et de découvrir les richesses de ce mystère si
grand qui, comme le dit Saint Paul, concerne celui du Christ et de son
Église.
La seule chose qui change vraiment, c'est que l'on
en parle plus aujourd'hui qu'hier, en particulier en raison de la pluralité
des mass medias. Mais depuis 30 ans l'âge moyen du premier rapport
sexuel n'a pas vraiment évolué.
Ce bref rappel historique ne nous console peut-être pas des difficultés
d'aujourd'hui, mais il permet de les resituer à leurs justes mesures.

Sphère de l'état et sphère privée
Le lieu de l'intervention de l'état sur la vie familiale a changé
du tout au tout en à peine un siècle. Vous le savez sans
doute, mais au XIX° siècle l'état, la société
faisait pression sur la solidité du couple et n'intervenait pas
du tout sur la manière dont s'exerçait la vie à l'intérieur
de la famille. Le père de famille avait autorité sur ses
enfants et sur sa femme.
Aujourd'hui, c'est exactement l'inverse. Les adultes peuvent faire ce
qu'ils veulent entre eux : vivre sans aucun lien, se pacser, se marier,
divorcer, rester marier mais avoir une vie dissolue, officiellement, tout
ceci laisse l'état indifférent. En revanche il intervient
à l'intérieur des familles beaucoup plus souvent en particulier
dès qu'il y a des enfants.
Cette inversion radicale entre ce qui relève de la sphère
privée et ce qui relève de la sphère publique est
une vraie révolution, liée sans doute à la généralisation
d'une philosophie libérale.
Problématiques contemporaines
Le ludique et le grave
Nous sommes dans une société qui privilégie
le ludique et le plaisir sur le grave et l'effort. Je dirai même
que c'est dans la logique d'une société de consommation
qui crée des désirs pour pouvoir vendre, si possible toute
de suite, du moins à crédit.
Une telle ambiance joue évidemment sur l'affectivité qui
est un lieu de puissants désirs. Cela s'ajoute aussi à la
critique faite à l'Eglise, injuste sans doute, d'avoir mis la morale
sexuelle du côté du grave et de l'interdit et de son incapacité
à reconnaître la " valeur du plaisir ". Les recherches
morales évoluent au profit d'une meilleure articulation du grave
et du léger.
Xavier Lacroix, théologien, marié et
père de famille, dit très bien cela en parlant du "
jeu amoureux des amants " :
" Rompant avec les tâches quotidiennes et le travail "utile",
ils se dépensent "pour rien". Ils perdent du temps ensemble.
Ils expérimentent qu'ils ne sont pas seulement au service d'une
oeuvre, aussi noble soit-elle, - famille et enfants par exemple - mais
des vivants incarnés qui redécouvrent humblement leur incarnation
en ne craignent pas de poser des gestes qui, jugés selon les catégories
du sérieux passeraient pour ridicules. Ils acceptent d'être
ridicules. Ils cessent pendant quelques instants de se prendre pour des
grandes personnes. "11
Pour donner un exemple, écoutez autour de vous
les surnoms que se donnent les amoureux. Ils sont ridicules et pourtant
ils ne sonnent pas faux lorsque ce sont eux qui les utilisent. Lors des
préparations au mariage, ils en ont parfois tellement conscience
que tous n'osent pas les dire en public. Abraracourcix n'a-t-il pa horreur
que Bonemine l'appelle " Cochonou " en public !
Nous sommes donc en train de retrouver la dimension
légère des rapports amoureux sans pour autant laisser tomber
leur dimension de gravité. Lorsqu'on sait que ce qui est grave,
c'est ce qui a du poids (Gravidus, gravis = lourd, caractère de
ce qui a du poids en latin) on ne peut que remarquer le paradoxe qui décrit
les relations sexuelles. Comment peuvent-elles être à la
fois légères et graves ? En fait, c'est dans le paradoxe
que se trouve le chemin de la vérité.

La société propose une nette séparation
dans la manière de vivre les aspects légers et graves de
l'acte charnel. Du moins, elle voudrait nous faire croire cela : "
Il n'y a pas de mal à se faire du bien ". De nos jours, une
tendance de fond se dessine : le ludique est devenu le fil conducteur
principal 12 de la vie et spécialement
de la vie sexuelle. Mais depuis quelques années déjà,
on commence à trouver des remarques qui pointent l'incapacité
de l'Eros à trouver en lui-même sa propre justification,
son propre sens.
" L'Éros est fatigué ; on a peu découvert, beaucoup
regardé en cherchant la surprise, et finalement, on s'est ennuyé.
Il manquait ici et là la part du rêve qui transforme la démonstration
en sous-entendu, l'image en évocation, le geste en promesse. Bref,
il manquait l'érotisme qui n'est "super" que dans l'intimité
et reste interdit d'antenne pour cause d'imagination " ! 13
En fait, à trop vouloir la légèreté
sans lien réel avec la gravité relationnelle de l'acte,
il n'y a plus de jeu. En effet, qu'est-ce que le jeu sinon une détente
dans un cadre sérieux dont on a besoin de s'extraire pour décompresser.
Si tout est léger, le jeu perd son sens et devient fade. C'est
comme pour les vacances, on en profite si on a la chance de pouvoir aussi
travailler.
Chassée à grand renfort d'idéologies et de démissions,
la dimension grave revient aujourd'hui en force. La crainte des maladies
sexuellement transmissibles et tout spécialement la crainte du
SIDA a réintroduit la notion de gravité dans les rapports
amoureux. Mais avec une différence de taille. En effet, la gravité
est revenue devant la peur de la maladie et de la mort alors que l'Église
parle de gravité pour évoquer la dignité du geste
que le Créateur a confié à l'humanité. Mieux
vaut tout de même un retour vers le respect de l'autre, la connaissance
de son histoire, fussent-ils motivés par la peur de la mort, que
d'aller tout droit à la mort. Alors qu'on a voulu une sexualité
libérée, sans responsabilité, incidemment, le drame
du SIDA rappelle que l'exercice de la sexualité met en jeu des
personnes, soi-même et le partenaire pour ne pas parler de l'entourage.
Il est à souhaiter que, lorsqu'on mène une vie sexuelle
risquée, se protéger soi, protéger l'autre commencent
à entrer dans les moeurs. Ce n'est pas encore gagné.
Même si la thèse peut paraître
abrupte, nous pourrions dire ceci : autant l'Église a trop souvent
insisté sur la gravité, autant la société
occidentale contemporaine ne parlait que de légèreté.
Les moyens contraceptifs lui donnaient les moyens de masquer cette dimension.
Il serait sans doute bon de réconcilier ces deux dimensions, chacune
étant au service de l'autre. Si vous voulez profitez pleinement
de l'aspect ludique de la rencontre de l'autre, il faut tout aussi pleinement
en assumer la gravité. La rencontre vraie de l'autre, la fécondité,
et même la caresse, sont des lieux qui peuvent dire beaucoup, gardons-nous
de les traiter de manière anodine, banale et finalement sans saveur.
Les amoureux qui s'embrassent langoureusement en public pendant des minutes
interminables n'ont sans doute plus rien à se dire pour s'exhiber
à ce point. Il ne s'agit pas d'être léger ou grave
mais bien d'être légèrement grave ou gravement léger.

Parentalité et conjugalité
Cette problématique fait écho à celle élaborée
plus haut : public - privé.
Aujourd'hui, tous peuvent constater l'extraordinaire tension qui existe
et qui s'accentue entre le conjugal et le parental. L'état se refuse
à intervenir sur les diverses manières de vivre le conjugal.
En revanche, dès qu'il y a enfant, son intervention est lourde.
Cela se sent tout particulièrement dans les problèmes de
divorces puisque l'on ne peut se " divorcer de ses enfants ".
Les juges obligent les parents à travailler ensemble pour l'éducation
des enfants.
Mais je regrette infiniment la radicalité de la position de l'état
qui sépare sans aucun lien la conjugalité de la parentalité.
Or si vraiment le bien des enfants lui tenait à cœur, son premier
souci ne devrait-il pas d'aider le couple des parents à demeurer
ensemble ? Bien sûr pas à n'importe quel prix. Il y a des
couples qui doivent se séparer. Mais combien, avec un peu d'aide
n'arriveraient-ils pas à traverser des épreuves. Les avocats
sont souvent atterrés de la médiocrité des motifs
du divorce. Cela coûterait moins cher à la société,
aux entreprises, aux couples eux-mêmes ; la société
gagnerait en stabilité sociale avec des jeunes moins déstabilisés
par la séparation de leur parent.
Il faut travailler à la réconciliation de la conjugalité
avec la parentalité. Le plus beau cadeau que des parents peuvent
faire à leurs enfants, c'est eux-mêmes !

Eglise et société
Là aussi, il me semble que nous avons beaucoup
à faire. En effet, le moindre petit sondage vous montrera que le
discours de l'Eglise est perçu comme incompréhensible. D'autre
part, bien des chrétiens ont parfois tendance à diaboliser
la société.
Ce n'est peut-être pas le plus petit des travaux que nous avons
à faire que de rentrer dans une perspective de collaboration y
compris dans l'éducation affective. La société civile
(des lycée, des universités, des mairies,…) fait parfois
appel à nos compétences pour bâtir des programmes
de formation sur la vie affective. Et nous aussi, il nous arrive de savoir
reconnaître dans les sciences humaines bien des richesses qui nous
aident à travailler à notre humanisation.
C'est un vieux débat qui se traverse le Concile Vatican II et que
j'évoque brièvement. Il s'agit de la question de la sécularisation
ou comme le présente parfois Henri-Jérome Gagey du "
oui et du non de Dieu sur le monde ". L'autonomie du monde est une
bonne chose lorsqu'elle se reçoit de Dieu.
Ce qui est grave, c'est lorsqu'elle se comprend de manière autarcique
oubliant son origine et sa fin. Cela peut mener à tous les excès.
Nous savons tous qu'Internet véhicule des images peu humanisantes
de la vie affective. Mais pour autant, je crois que le site du Vatican
est le plus visité de la planète. C'est dit de manière
très brève, mais dans le domaine de la vie affective pris
dans ce rapport Eglise-société, il faut apprendre à
être lucide et courageux.
Conclusion :
Je viens d'évoquer un certain nombre de problématiques qui,
lorsqu'elles sont bien posées, ce que j'espère, permettent
d'affronter avec plus de précision une des tâches qui nous
incombe, celle de collaborer à la mission des parents dans l'éducation
affective de leurs enfants.
© Bruno Feillet
1.
Hugues LAGRANGE et Brigitte LHOMOND (Dir.), L’entrée dans la sexualité,
La découverte, Paris, 1997, p.57.
4. Viviane ISAMBERT-JAMATI, « Types
et fin de l’éducation », Encyclopaedia Universalis, Paris, 1990.
5. Que nous ne confondrons pas avec
la continence.
6. Jean VANIER, Homme et femme il
les fit pour une vie d’amour authentique, Paris, Ed. Fleurus, 1984,
p.56.
7. Pierre COLIN, « Approches
philosophiques de l’affectivité », in L’affectivité dans l’éducation,
Catéchèse N° 101, octobre 1987, p.8.
9. Cité par X. LACROIX, Le corps
de chair, Cerf. 1992, p322.
10. Gérard MATHON, Le mariage des
chrétiens - des origines au concile de Trente, Bibliothèque d’histoire
du Christianisme N° 31, Desclée, 1993, p145.
11. Lacroix Xavier, Le corps de
chair, Cerf. 1992, p38-39.
12. Gritti Jules, Etudes, mars
1988, p342.
13. Borde
D., dans Le figaro, 10 décembre 1987.

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