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C'est un des grands domaines de la morale.
Aucune société ne s'est organisé
sans se doter d'une organisation des relations affectives. Bien des motifs
président à cette nécessité. Il est d'ailleurs
difficile de dire lequel vient en premier même si Sigmund Freud
a posé la question de la violence et de la survie de la communauté
comme un des facteurs les plus importants. En voici quelques uns qui montreront
qu'il est impossible à une société de ne pas prendre
position sur la façon dont la vie affective s'organise.
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La question de la procréation.
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La question de la filiation. Ou encore le repérage
des liens de parenté. Elle est dépendante de la première
mais il existe des modes d'organisation tellement variés que
cette question mérite d'être distinguée. Ceci
vaut bien sûr pour le domaine éducatif. Qui a autorité
sur qui ? Qui va être responsable de l'éducation de l'enfant
?
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La question des alliances matrimoniales. Ces alliances
ont été liées pendant fort longtemps aux relations
entre les groupes de familles.
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La question de la violence liée aux relations
affectives. Ce serait être d'une grande naïveté
que de vouloir ignorer à quel point sont importantes les forces
en présence dans les questions affectives. Les crimes passionnels,
l'évolution des pratiques sexuelles dans le monde pornographique
parlent d'eux-mêmes.
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La dimension religieuse. En effet, toutes les
religions, comprises comme système de représentation,
ont toujours pris la peine d'exprimer le sens de ces relations humaines
qui relèvent des alliances et de la procréation. Quelle
religion n'a pas emprunté à l'univers de la conjugalité
et de la procréation pour se dire ; Quelle religion n'a pas
tenté de donner du sens sinon le sens des relations affectives
en les inscrivant dans une vision globale du monde physique et du
monde métaphysique.
Des questions extrêmement nombreuses et complexes
Dès lors, il est aisé de comprendre
combien les débats seront passionnés. Loin d'être
une réalité individuelle et strictement personnelle, la
question de l'éthique sexuelle comporte une dimension sociale considérable.
Réclamer la privauté extrême, la liberté totale,
c'est faire preuve de naïveté sur l'importance que revêt
notre sujet.
Aujourd'hui, la rapidité de l'évolution
scientifique sur les techniques de procréation ; la mondialisation
des connaissances sur les différents modes de vie tant pour notre
époque que pour la profondeur historique des différents
savoirs ; le surgissement de nouveaux médias ; l'accès des
minorités aux différents médias ; l'amélioration
des droits de l'homme et du respect de la dignité de tout homme
; la juridicisation de la morale (le fait de demander aux députés
de dire ce qui est bien)... font qu'il était inévitable
que toutes les questions touchant la vie de famille et l'exercice de la
sexualité soient marquées du sceau de ces évolutions.
© Bruno Feillet 
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