INTRODUCTON
A. DANS LE CADRE DES FIANÇAILLES.
B. LE MARIAGE A L’ESSAI
1. Première ambiguïté : "S'assurer
de tout".
a) Comme du Canada Dry.
b) L'engagement, ce n'est pas rien.
c) Les gestes de l'amour.
2. Deuxième ambiguïté : "Enfin,
on serait comme tout le monde."
a) Subir une pression.
b) Devenir témoin.
3. Troisième ambiguïté : Personne n’a
décidé.
4. Quatrième ambiguïté : "Ca coûtera
moins cher".
5. Cinquième ambiguïté : Fuir la solitude
6. Sixième ambiguïté : Et la fécondité
?
C. LES ERREURS, LES PIEGES.
D. LE VAGABONDAGE SEXUEL.
E. LE VIOL.
F. L’INCESTE.
CONCLUSION
INTRODUCTION
Il y a bien des manières de les vivre et l’on comprendra
qu’elles ne portent pas ni le même poids moral et n'aboutissent
pas aux mêmes conséquences selon les circonstances dans lesquelles
elles se vivent. Je vous propose d’évoquer des événements
variés qui vont du temps des fiançailles à l’inceste.
Vous comprendrez qu’on ne peut parler de chacune de ces réalités
sans tenir compte du contexte.
Le lecteur n'oubliera pas de consulter l'autre fichier
qui est ici présupposé connu à propos du sens
des relation sexuelles. Avec ce document, ils forment un tout.
A. DANS LE CADRE DES FIANÇAILLES.
On ne connaît pas de sociétés sur terre, fussent-elles
primitives, qui ne se soient données de règles et de rites
pour "gérer" la vie sexuelle de ses membres. Éric
Fuchs, dans son ouvrage sur le désir et la tendresse (1),
insiste sur l’intérêt des normes en morale sexuelle.
Elles permettent de gérer les trois dimensions fondamentales de
la sexualité : le plaisir, la reproduction et les relations dans
le groupe. En fait, « toute société tente toujours
de faire coïncider la sexualité, le plaisir, l'amour et la
sécurité de la collectivité. Cette importance du
contrôle symbolique de la sexualité s'explique par la peur
de la violence que la sexualité comporte potentiellement. »
Plus ça va, et plus il semble qu'il n'y a plus
de règle pour entamer la vie commune. Plus encore, la loi essaye
de s'adapter, d'encadrer les nouveaux comportements sociaux à mesure
de leur surgissement. Il est d'ailleurs étonnant de constater qu'il
y a un certain mépris chez les jeunes couples pour le rite social
du mariage à la mairie : « Le mariage à l’Église
"Oui", mais à la mairie, ça ne veut rien dire».
Bien souvent seul le mariage à l'Église est digne de foi
ou du moins de célébration. Et ce ne sont pas forcément
les plus "catho" qui disent cela. C’est regrettable. Nous
avons tous besoin de rites qui marquent objectivement et publiquement
où nous en sommes dans notre vie.
Le rite des fiançailles se fait de plus en plus rare, de fait.
Mais on a intégré la cohabitation comme rite d'approche
du mariage. C'est un nouveau rite, celui de la mise en ménage.
Mais il est chargé d’ambiguïtés telles qu'il
empêche aux futurs conjoints d'être au clair sur leur décision
de mariage.
Considérons les fiançailles comme ce
temps où le jeune homme et la jeune fille sont désormais
sûrs de leur amour, qu'ils ont décidé de se marier,
d'avoir des enfants et qu'ils ont réservé la date de leur
mariage dans l’année.
La difficulté pour aider à réfléchir des relations
sexuelles lorsqu'on est devenu "sûr(e)" de l'autre est
de prendre de la distance. La décision étant clairement
prise, le prêtre, l'aumônier, le couple ou les amis consultés
auront tendance à consentir à ce qui n'est qu'une anticipation
sur un état de vie et une date alors que les coeurs et les corps
sont prêts. On sait par ailleurs qu’une grande majorité
des couples qui se présentent au mariage ont déjà
dormi ensemble au moins une fois quand ils ne vivent pas ensemble depuis
un certain temps. Il est probable que ces moments, à défaut
d’être légitimes, ne manquaient sans doute ni de tendresse
ni de dignité. Et je ne connais pas de prêtre qui les aurait
refusé au sacrement pour ce seul motif.
Néanmoins, les questions suivantes doivent
être posées :
Pourquoi vous mariez-vous dans un an et pas demain ? Les réponses
des fiancés fusent très vite : « parce nous n’avons
pas pu louer de salle avant ; c'était la seule date possible pour
réunir les familles ; l'Église elle-même exige trois
mois de délais pour célébrer notre mariage (2);
Et si nous nous mettons ensemble c’est parce que cela fait déjà
deux ou trois ans que nous nous connaissons et nous nous attendons et
c'est trop dur d'attendre encore six mois. » Comment ne pas comprendre,
voire consentir ? Qui oserait jeter la pierre ? Pourtant le dialogue peut
se poursuivre.
Est-ce que prendre une décision de mariage pour dans 6 mois ou
un an est un facteur de mûrissement instantané pour chacun
des membres du couple ou bien le temps d'attente va-t-il contribuer à
cette maturité ? Et alors pourquoi ne pas respecter ce temps ?
Car en réalité regarder l'autre comme une personne dont
on se dit « qu’un jour peut-être ... » et le regarder
comme celui ou celle qui vous a dit le « oui » de la promesse
change radicalement la situation. Le temps des fiançailles n'est
pas inutile pour libérer une parole avec celui ou celle que l'on
a choisi(e). S’accueillir comme fiancés, vivre dans la confiance
la préparation d’un mariage (pas seulement de la célébration
mais aussi du temps du mariage) ; éprouver sa propre confiance
envers celui ou celle que l’on ne voit pas tous les jours et qui
vous a promis sa fidélité ; éprouver sa propre fidélité
dans le quotidien. Rien de tout cela ne se gagne en une seconde. Le temps
et les délais avivent vos désirs, ils les éduquent
aussi et de cette éducation vous en aurez bien besoin dans l’avenir.
Enfin que vous direz-vous d’original, que vous ne vous serez jamais
dit le jour de votre mariage et qui scellera définitivement votre
alliance ?
Il a fallu du temps aux fiancés pour se choisir définitivement.
Il en faut aussi pour leur entourage. La mise en ménage avant le
mariage ou les relations sexuelles sans cohabitation font croire parfois
que vous êtes seuls au monde. En fait, il n'y a rien de plus social
que les relations de couples. Ceux qui vous entourent ont aussi besoin
de temps pour vous accueillir et vous recevoir comme couple. Donnez-leur
ce temps.
Il reste que si lors d’une soirée en amoureux, vos gestes
n’ont pas su se retenir et ont devancé le jour tant attendu,
ce n’est pas forcément la fin du monde. Vous seuls êtes
capables d’en évaluer la portée morale et la dignité.
Demeurez néanmoins ouverts aux appels de l’Église.
A l’approche du mariage, il m’est déjà
arrivé de proposer aux couples cohabitants de s’abstenir
l’un de l’autre. Le jeûne et le silence des corps est
aussi un chemin pour se préparer au mariage, non pas de manière
formelle mais pour creuser le désir et la capacité d’accueil
de l’autre et du don de soi.
Certains diront qu’en insistant sur la patience je survalorise l’acte
sexuel dans la vie d’un couple. Possible. Mais vouloir à
tout prix le précipiter est une autre manière de le survaloriser.
Je pense cependant que mieux vaut attendre un peu trop que d’aller
un peu trop vite.
Enfin, pour les coeurs brûlants, il reste aussi
la possibilité d'avancer la date du mariage de quelques mois. Attendre
trop longtemps lorsque toutes les conditions sont réunies (maturités
psychologiques et économiques, des corps et des coeurs, ...) poserait
alors la question d’une peur mal gérée quant à
l’engagement ou d’inhibitions (venant d’une trop grande
identification à la mère, ou de tendances homosexuelles
latentes, ...) quant à l’exercice ordinaire de la sexualité
en couple. En général les motivations profondes de ceux
ou celles qui diffèrent sans cesse et sans raison apparente la
décision du mariage échappent à la conscience de
la personne elle-même.
B. LE MARIAGE A L’ESSAI
Le mariage à l'essai consiste à « se tester »
dans la vie commune, à voir comment cela se passe tant au niveau
sexuel que de la vie quotidienne. Mieux vaut, disent les cohabitants,
vivre un échec avant qu’après le mariage. Bien des
ambiguïtés viennent entacher ce beau projet. Ceux qui s’y
lancent gagneraient en lucidité à les connaître. Cela
pourrait éviter bien des échecs dans le mariage alors que
la cohabitation s’était si bien passée.
Première ambiguïté
: "S'assurer de tout".
« Justement, puisqu'il s'agit de poser les fondations de notre couple,
nous voudrions savoir si sur ce plan là aussi, nous nous entendrons.
Tu comprends, le mariage c'est tellement sérieux... Et puis il
y a tellement de couples qui divorcent parce qu'ils ne s'entendent pas
au niveau sexuel... ».
L'argument, habile, est souvent utilisé comme
prétexte pour passer à l'acte d'autant qu'il a toutes les
apparences de la prudence et d'une certaine "sagesse". Mais
il s'agit surtout de la sagesse du monde, elle ne va pas toujours bien
loin et manque singulièrement d'espérance et de confiance
(3).
Sachez tout d'abord que mener vie commune n'est pas une garantie de succès
pour un mariage, cela se saurait, cela se sait ! L’Institut National
d’Études Démographiques a publié récemment
les statistiques suivantes : dans les 10 ans qui suivent le mariage à
la mairie, 27,6% des couples français divorcent. Ils se répartissent
ainsi : 15,6% pour ceux qui ont cohabité ensemble avant le mariage
et 12% pour ceux qui n’ont pas cohabité avant leur mariage
(4). La conclusion est claire : la cohabitation
n’est pas un facteur de réussite de la vie de couple au contraire
! S’abstenir de cohabiter n’est pas non plus un facteur de
réussite absolue. Ce sont les statistiques d’un service officiel
de l’état français et qu’on ne peut soupçonner
d’une quelconque partialité. Que cela se dise. Sur ce plan
là aussi, il faut passer des idées reçues au réel.
Sachons résister, chiffres en main, à la pression sociale.
En fait, dit Xavier Lacroix, le facteur le plus déterminant pour
la solidité et la durée d'un couple est ailleurs. Il est
dans la force de la résolution avec laquelle chacun s'engage dans
une histoire désormais commune. Nous avons tous connu de ces couples
qui avaient un grand nombre de points communs et qui ont été
brisés au premier obstacle. En revanche, nous en connaissons aussi
qui, malgré une somme de handicaps et de difficultés ont
su construire une relation finalement solide et heureuse. (5)
Essayons d'analyser plus finement encore les ambiguïtés
de la cohabitation qui fragilisent les projets de mariage.
a) Comme du Canada Dry.
Si la cohabitation est inefficace, c’est parce qu’on lui fait
jouer un rôle qu’elle ne peut remplir. En effet, sans le vouloir,
vous allez vous tromper mutuellement sur ce qu'est vraiment le mariage.
Ce que vous allez vivre aura l'odeur et le goût de la vie conjugale
mais ne le sera pas. Vous allez faire du "Canada Dry" (6).
- On n'essaye pas l'autre. Il ou elle n'est pas une machine qu'on peut
tester en laboratoire. Nous-mêmes, ne serions-nous pas blessés
de savoir que l'on nous essaye ? Ne valons-nous pas toujours
plus que ce que nous avons pu montrer de nous-mêmes ?
- On n'essaye pas sa fécondité et à ce titre, vous
ne pourrez vous donner vraiment l'un à l'autre. Il y aura toujours
une réserve entre vous deux. Or le propre du mariage n’est-il
pas le don inconditionnel ?
- On n'essaye pas le "Pour toujours". De deux choses l’une
: ou c’est pour toujours ou c’est du provisoire. Mais on ne
peut provisoirement vivre le « pour toujours ». Tant que demeure
la possibilité de dire non, l’orientation des coeurs et des
psychologies s’en trouve marquée fortement.
- Si jamais ça ne marchait pas, cela ferait aussi mal qu'après
le mariage. Quoi qu’ils en disent, ceux qui se lancent dans «
le mariage à l’essai » ont tout de même beaucoup
investi d’eux-mêmes. De plus, on ne peut revenir sur sa virginité.
- On a parfois tellement peur que l'autre nous quitte puisqu’il
ne s'est pas engagé à rester que l'on n'ose pas se montrer
sous son vrai jour. Et donc on se marie sans jamais s'être "révélé(e)"
à l'autre. D'où les échecs qui suivent ce genre de
cohabitation parce qu'on se marie avec "un(e) autre".
- Enfin, la plupart du temps, votre couple n'a pas atteint une des maturités
indispensables à un mariage : l'indépendance économique.
Mais le comble, c’est que contrairement à ce qu’on
pourrait imaginer lorsqu’on se met ensemble, on parle moins de l’ensemble
des choses qui font la solidité d’un couple. La fascination,
légitime sans doute, de la découverte des relations sexuelles
et de la vie commune oblitère les échanges entre les deux
partenaires tant au niveau de la profondeur et de la qualité des
partages que de l’éventail des domaines abordés. J’ai
encore en mémoire l’expression de ce couple qui disait qu’effectivement
« depuis qu’ils étaient ensemble, ils se parlaient
moins ». Quel dommage ! Car c’est le dialogue profond, confiant
et vrai qui fonde la solidité d’un couple. Et même
lorsqu’on a pris le temps de dialoguer avant son mariage, la vie
commune est tellement exigeante en attentions diverses que l’on
n’a plus forcément le temps de se parler des différents
aspects de la vie de couple. Ce n’est pas pour rien que dans les
Équipes Notre-Dame (7), il est
rappelé aux couples qu’ils ont le devoir de s’asseoir
chaque mois pour parler entre eux.
Bref ! le jour de votre mariage, si vous n’avez
pas été suffisamment attentifs à tout cela, il vous
faudra reprendre sur d'autres bases un certain nombre d'éléments
de la vie conjugale.
b) L'engagement, ce n'est pas rien.
Avoir l'engagement pour toujours derrière soi, ce n'est pas du
tout pareil que de l'avoir devant !
Vous savez comme moi que lorsqu'on emprunte une autoroute, avant un échangeur,
on a le choix entre plusieurs solutions, même si on s'est déjà
décidé en partant de Paris d'aller à Marseille plutôt
qu'à Bordeaux. Mais tant qu'on n'a pas bifurqué définitivement
sur le bon embranchement, on n'y est pas pour de bon, il y a d'autres
possibles et l'on demeure attentif aux différents panneaux de signalisation.
Il en est de même pour la vie de couple. Il y a une certaine insécurité,
instabilité avant le mariage. La femme le ressent parfois plus
que l'homme.
Lorsque la bifurcation est prise, il y a une détente qui se produit
dans l'attention à la direction générale. On se concentre
désormais sur le mode de la conduite, les temps d'arrêts,
de restauration, les petits détours, les surprises ...
On sous-estime beaucoup trop l'influence et l'importance de l'engagement
définitif et formel que représente la célébration
du mariage. Ce qui va sans dire va souvent beaucoup mieux lorsque c'est
dit ! Trop de couples se préparant au mariage et ayant vécu
avant ensemble me disent qu'après le mariage, ce sera comme avant.
C'est rarement le cas ! Après le mariage, la situation psychologique
et affective du couple se trouve transformée, transfigurée
peut-être.
Même si l'image est faible, vous savez bien que lorsqu'on est embauché
à l'essai, on ne travaille pas de la même manière
qu'une fois embauché définitivement. On fait plus d'efforts
pour que ça marche mais on n'ose pas toujours s'opposer à
son chef. Or les conflits d'orientation, de projet et de leur mise en
oeuvre sont les lieux principaux où se décident l'avenir
d'une entreprise.
Il en est de même dans un couple. Un couple de fiancés me
disait qu'ils étaient sûrs de leur amour parce qu'ils se
disputaient. Quoique paradoxale, cette phrase avait beaucoup de justesse.
En effet, leur amour était suffisamment fort pour assumer la vérité
de leurs différences et les partager à l'autre quitte à
risquer un petit conflit. Ils étaient sûrs que cela ne remettrait
pas en cause l'élan de leur amour.
c) Les gestes de l'amour.
C'est vrai que certains couples ont rompu pour incompatibilité
radicale sur la manière de vivre leur sexualité (8).
Mais avaient-ils pris le temps d'en parler avant, de s'exprimer mutuellement
leurs désirs. Par ailleurs, ne croyez-vous pas que le rapport au
plaisir peut évoluer chez l'un comme chez l'autre, qu'il peut se
"travailler" simplement parce qu'il "vous travaille".
Il en sera ainsi tout au long de votre vie conjugale, sans cesse il faudra
être à l'écoute de l'autre, de ses désirs,
de ses fatigues.
Honnêtement, si vous vous aimez vraiment, ne
saurez-vous pas trouver les gestes de la tendresse et de l'amour avec
le même respect et la même patience qui vous auront habités
le temps de vos fiançailles ? Sans doute, comme pour tous les couples
qui ont connu une "première fois", il y aura peut-être
des maladresses. Qu'importe. Petit à petit, vous deviendrez familiers
l'un à l'autre.
Enfin, même si c'est très important à vos yeux, et
il est normal que cela le soit, le plus intime de la vie conjugale n'est
pas le tout du mariage. Il faut lui donner sa place, toute sa place mais
pas toute la place.
Et ne croyez pas non plus ceux qui en parlent trop facilement autour de
vous. Contrairement à ce que laissent entendre et voir les productions
cinématographiques, ce n'est pas toujours le feu d'artifice. Là
n'est pas forcément l'essentiel. La tendresse, un dialogue profond
et vrai peuvent avoir un retentissement tout aussi heureux sur le couple
qu'un rapport sexuel vécu dans le respect et le don mutuels.
Deuxième ambiguïté
: "Enfin, on serait comme tout le monde."
Subir une pression.
Plus ou moins consciemment, tous ceux qui ont des relations sexuelles
avant leur mariage, et parfois de manière volage, ont une influence
sur votre propre comportement au point que parfois vous vous demandez
si vous êtes « normal » et s’il ne faudrait pas
que vous aussi vous passiez à l’acte pour être comme
tout le monde. Par ailleurs, d’autres peuvent s’adresser explicitement
à vous et vous provoquer directement sur ce point de votre vie.
Certains se sont ainsi retrouvés beaucoup plus vite qu’ils
ne l’avaient prévu dans le lit d’un ou d’une
autre.
Je pense que c'est sûrement une des pressions les plus dures que
vous ayez à vivre : le désir des autres sur vous est au
moins aussi fort que votre désir à vous. Je crois, qu'à
ce titre, votre situation de jeunes est plus rude à vivre qu'il
y a une trentaine d'années. On pourrait évoquer à
ce sujet là, les ébats amoureux de vos voisins de chambre
en résidence universitaire dont le niveau sonore se joue allègrement
de l’épaisseur des cloisons. Ce n'est pas du tout facile
à vivre !
Il est, de fait, difficile de tenir une place originale, différente
et minoritaire dans un groupe majoritaire. Les plus nombreux font plus
ou moins pression sur le petit nombre afin qu'ils deviennent comme eux.
C'est souvent un moyen pour le groupe majoritaire de se rassurer sur sa
propre pratique.
Devenir témoin.
C'est bien là que vous éprouvez à travers les choix
de vie que vous faites que votre foi vous invite à poser des actes
en contradiction avec l'esprit du monde. C'est vrai, être témoin
(9)de l'Esprit du Christ, c'est parfois
exigeant. C'est parfois crucifiant. Dans sa dernière encyclique,
Veritatis Splendor, le pape évoque longuement la dimension du témoignage
lié à la foi (10). Il
exprime avec beaucoup de netteté que si on peut être témoin
pour sa foi, la vie morale est un des lieux qui visibilise la qualité
de notre foi :
Dans cette encyclique qui s'adresse en priorité aux évêques,
le pape se situe d'abord à un niveau très général
(la fameuse première ligne du tableau de la 4° partie). Il
ne faut donc pas se tromper sur la manière de lire un tel texte.
Il tire un peu vers le prophétique. En d'autres termes, l’exigence
du témoignage à travers la vie quotidienne relève
de l'appel que Dieu nous lance sans cesse : "Jusqu'où m'aimes-tu
?" ; "Es-tu prêt(e) à donner ta vie pour moi ?"
; "Crois-tu que dans le quotidien, dans l'agir de chaque jour, dans
la mise en oeuvre d'une morale se joue aussi la sainteté ?"
"La sainteté peut-elle se jouer ailleurs que dans le quotidien
?"
Les évêques de France dans le catéchisme pour adultes
au § 604 disent encore ceci : « La pression sociale est telle
qu’il faut parfois de l’héroïsme aux jeunes pour
ne pas céder à la mode... et à leur faiblesse.»
Vous qui tenez à Dieu, à son amour et
qui essayez d'en vivre vraiment, vous verrez combien vos amis seront heureux
de vous voir vivre dans la recherche persévérante de la
fidélité aux appels que Dieu lance. Si vous choisissez pour
votre couple la patience, à travers vous, à cause de votre
témoignage d'autres reprendront peut-être confiance en eux.
En voyant que c'est possible de s'attendre, peut-être qu'ils oseront
imaginer, et vivre ce qu'ils ne croyaient plus possible dans leur couple
ou qu'ils désiraient plus ou moins secrètement mais qu'ils
n'avaient pas les moyens d'exprimer.
Troisième ambiguïté
: Personne n’a décidé.
Lorsqu’on vit ensemble, le temps de la découverte passé
(pourtant jamais fini), petit à petit le couple s’installe
dans une vie commune. Chacun s’aperçoit des différences
d’éducation de culture de manière de faire et de vivre
de l’autre. Et comme on ne s’investit pas autant sans faire
un minimum d’efforts, on les fait en espérant que cela «
va marcher ». Or je m’aperçois lors de l’accueil
des fiancés que s’ils sont capables de donner une date pour
leur première rencontre, pour « leur mise en ménage
», ils ont plus de mal à donner une date précise pour
la décision de leur mariage. « C’est dans la logique
des choses » ; « Ca s’est fait comme ça »
...
Étonnant. Se marier est une décision d’une telle ampleur
pour la vie des personnes concernées qu’il importe que ce
soit une véritable décision, et une décision motivée.
La vie commune empêche trop souvent de prendre du recul par rapport
à la vie que l’on mène, à l’autre que
l’on essaye d’aimer. Comme pour un tableau, on a trop souvent
le nez sur les détails et pas assez de vue d’ensemble.
Quatrième ambiguïté
: "Ca coûtera moins cher".
En vivant ensemble, ça coûtera moins cher à nos parents.
Pas si sûr. La plupart du temps, vous mettez tout l'argent en commun
et vous vous débrouillez. En tout cas on ne demande pas moins.
Il vaut la peine de s’arrêter un instant sur la manière
dont on utilise l’argent pour construire sa vie de couple. Ce genre
d’argument est souvent utilisé comme ultime prétexte
lorsqu’on a rien d’autre pour justifier le passage à
l’acte. Faire porter le poids de la décision sur l’économique
est en général à la limite de l’honnêteté
intellectuelle et il conviendrait de s’intéresser vraiment
à la motivation profonde qui nous fait utiliser un tel «
argument ».
Remarquez aussi l’ambiguïté d'un argument "intellectuel"
pour légitimer une pratique. Il est normal et même nécessaire
d'user de la raison pour conduire sa vie. Mais parfois, le Mauvais Esprit
use d'arguments intellectuels pour influencer la conduite de notre vie.
C'est bien pour cela que le critère de la raison n'est pas le seul
à devoir être mis en œuvre. La prière, l'écoute
des autres et bien d'autres sont à notre disposition. A nous de
découvrir le faisceau d'indices qui nous parait le plus heureux
pour conduire notre vie.
En tout cas, l'argument économique est vraiment pauvre. C'est le
cas de le dire. Le sens de la vie, ça ne s'achète pas !
L’argent est cependant un réel problème
pour les jeunes qui ont atteint une véritable maturité dans
leur couple qui souhaitent se marier mais qui n’ont pas de travail.
Dans la période de crise actuelle faut-il attendre de sortir de
la précarité du travail et acquérir une stabilité
économique pour se marier ? Ou bien peut-on se marier dans l’incertitude
du proche avenir et dans la dépendance économique des parents.
Cela est une vraie question qui concerne un certain nombre de couples,
surtout parmi les moins favorisés.
Cinquième ambiguïté : Fuir la solitude
Il faut avoir éprouvé la solitude et
la sinistrose qu’elle engendre dans une piaule d’étudiant
pendant un week-end prolongé pour comprendre que beaucoup se disent
« plus jamais ça ». La solitude est par ailleurs la
crainte numéro un des jeunes de 20 ans. Les groupes de copains
(« si t’y vas, j’y vais »), l’incapacité
à vivre dans le silence (Le baladeur sur les oreilles) en sont
des signes évidents.
Pour remédier à cette solitude, il arrive
parfois que l’on se mette en couple. Mais se mettre en couple avec
un autre n’est quand même pas un remède à cette
solitude. Même si l’on a choisi quelqu’un qui nous était
sympathique, il demeure que c’est d’abord la solitude qui
est fuie avant la vie de couple qui est choisie. La peur de la solitude
n’est pas forcément suffisamment forte pour se lancer dans
une vie de couple mais elle représente un argument non négligeable
des les motivations de la décision. L’autre ne peut être
le médicament de mes difficultés affectives. Il y a bien
d’autres manières « de ne pas être seul ».
L’amitié, c’est aussi un type de relation de qualité
dont nous avons tous besoin.
Enfin, il conviendrait de s’intéresser
à cette incapacité à vivre le silence. Si l’on
ne peut se retrouver face à soi-même sans la distraction
permanente d’une radio ou d’une télé constamment
allumée, qu’est-ce que cela veut dire ?
Sixième ambiguïté
: Et la fécondité ?
Quelque soit le choix des couples pour réguler ou éviter
la naissance d’un enfant, le risque de grossesse n’est jamais
nul ! Vous ne verrez aucune statistique vous présenter des chiffres
à 100% de réussite. Il y a des actes manqués qui
sont très réussis comme le dit Xavier Thévenot (11).
C’est alors que se pose gravement la question : « Que faire
devant une grossesse ? »
Avorter ? Mais cela devient un problème éthique considérable.
Se marier ? Mais est-ce bien une motivation sérieuse pour se marier
? Quel rôle fait-on jouer à l’enfant dans la décision
du mariage ? Comment seront gérées les crises du couple
dans l’avenir... ?
Il y a certainement bien d’autres ambiguïtés. Nous avons
cité ici les principales. On comprendra, à les lire, la
réticence des moralistes chrétiens à approuver les
« mariages à l’essai ». L’enjeu n’en
vaut pas la chandelle, le risque est trop gros de voir la tentative échouer.
Si ce n’est pas avant le mariage, ce peut être après.
La cohabitation n’est pas du tout une garantie de succès.
La moitié des divorces en France concerne des couples qui ont cohabité
avant leur mariage ! Cela mérite votre réflexion. Mieux
vaut prendre le temps de se fréquenter durablement et de dialoguer
sérieusement sur les sujets essentiels. Or rien n’est anodin
dans un couple.
C. LES ERREURS, LES PIEGES.
Combien d’entre vous, après une soirée réussie,
où l’on a bu un peu d’alcool, se sont laissés
faire. Un peu par désir, un peu par hasard, souvent sans préméditation.
Les filles, désormais, ne sont d’ailleurs pas moins entreprenantes
que les garçons.
Savez-vous que les soirées dansantes ne sont pas construites au
hasard. Pourquoi croyez-vous que l’on commence toujours par des
danses énergiques et lorsque tout le monde s’est bien dépensé
arrivent les slow ? Le contraste des danses, l’invitation au repos
dans les bras de l’autre, le rapprochement des corps tout cela favorise
des rencontres que l’on n’a pas forcément souhaitées.
Mieux vaut être lucides sur soi-même, sur sa manière
de « tenir l’alcool » et de gérer ses élans
affectifs.
Autre erreur bien connue : les gestes de tendresse ne sont pas anodins.
Ils appellent toujours la caresse suivante, un peu plus intime, un peu
plus osée. Il n’est pas toujours facile de résister
au désir de l’abandon et de la découverte. Là
aussi, il faut se connaître pour savoir jusqu’où on
souhaite aller.
D. LE VAGABONDAGE SEXUEL.
Tous nous connaissons des jeunes qui parfois ne comptent plus leurs partenaires
ou leurs conquêtes. Il ne s’agit même plus d’avoir
quelqu’un avec qui vivre pendant l’année universitaire.
Dans les cas extrêmes cela relève du Donjuanisme. Ce Donjuanisme
est pour ceux qui le vivent parfois une source de souffrance importante.
Il est parfois bon de prendre conseil auprès d’un psychologue
Pour des raisons variées et souvent complexes, il arrive que tel
ou telle se sente le besoin de vérifier sa virilité ou sa
capacité de séduction dans des relations sexuelles. Il peut
s’agir de se venger des hommes ou des femmes lorsqu’on a été
trompé(e) et déçu(e) ; on peut être victime
de la peur face à l’excès du devoir de réussite
en matière de relations sexuelles... Tout cela de manière
plus ou moins inconsciente bien sûr.
On tombe ici dans le mythe de Blanche Neige : miroir, joli miroir de la
sexualité, dis-moi si je suis beau, si je suis belle. Comme si
la vie sexuelle disait toute la beauté d’une personne. Comme
si certains ayant compris nos désirs irraisonnés ne pouvaient
nous utiliser et nous tromper nous-mêmes ?
En voulant se croire libre de toutes règles Don Juan devient esclave
d’une seule : l’incapacité à aimer durablement
et à en prendre le risque sérieusement. On finit par perdre
le sens des mots comme « Je t’aime », des gestes et
des caresses. Tous les moralistes rappellent à quel point les jeunes
qui se lancent dans le vagabondage sexuel risquent de ne pas mûrir
et de se rendre incapable de rentrer un jour dans une relation de couple
vraie et heureuse.
Pour sortir d’un tel engrenage, il y a parfois
tout un travail psychologique sur le rapport à son corps, au plaisir,
à la réussite sexuelle pour les réinscrire dans un
ensemble plus vaste. C’est un des chemins indispensables pour comprendre
que les corps ne tirent pas d’eux-mêmes le sens de la vie.
Des discussions et un travail sérieux sur le sens des gestes seront
très utiles. Ils aideront ces jeunes à unifier leur être
: corps, intelligence, âme, désir, foi... Le surgissement
d’une personne qui vous aime vraiment et que petit à petit
vous choisissez d’aimer peut être cette grâce. Le pardon
de Dieu aussi peut aider à percevoir à quel point une telle
course au plaisir était vaine alors que le retour provisoire au
moins au silence du corps peut être un chemin vivifiant.
En tout état de cause, s’il n’est jamais trop tard,
il faut bien se dire qu’une pente descendue pendant de longs moins
ne se remonte pas en 5 minutes. Le temps de la reconstruction est souvent
plus long que celui de l’orage. Mais ce qui compte en définitive
c’est l’orientation de notre vie et le chemin sur lequel nous
avons enfin décidé d’avancer.
Les cinéphiles se souviendront de ce beau film tiré de l’oeuvre
de Kundera : « L’insoutenable légèreté
de l’être » (12).
Thomas, qui est le personnage principal est un chirurgien réputé
et Don Juan. Personne ne résiste à sa séduction et
il le sait. Autant il est léger en amour, autant il est inconséquent
en politique. Mais un jour, il choisit d’assumer son choix politique
puis petit à petit son mariage. Être léger était
à long terme insoutenable ! On notera avec intérêt
que c’est l’ensemble de la vie qui a mûrie progressivement.
C’est la dynamique qui est belle.
E. LE VIOL.
Le viol est une des formes les plus abominables des
relations sexuelles. Il faut avoir rencontré des jeunes filles
violées qui vous disent leur souffrance et leur haine pour savoir
à quel point ceux qui commettent de tels crimes peuvent faire du
mal bien au delà de l’acte lui-même.
Car au delà de la virginité prise et volée, mais
pas donnée, au delà de la violence faite à une intériorité,
demeure désormais souvent le soupçon sur l’homme et
la peur de croire en un amour possible où le respect du corps de
chacun existe vraiment. Mais hélas, là n’est pas le
pire. Le pire est que cette hideuse violence faite à des jeunes
filles (13) a semé en elles
des germes de haine envers le violeur qui continuent de les détruire
de l’intérieur.
Que de temps il faut alors pour sortir d’un engrenage de destruction
intérieure tant au niveau de la reconquête de soi (ne plus
se dégoutter) que de la découverte risquée et patiente
que tous les hommes ne sont pas des « salauds ». Il s’agit
là d’un vrai combat qui peut prendre des années et
qui peut faire saigner l’ancienne blessure en bien des circonstances.
Et si, mesdemoiselles, lors d’une confidence sur votre passé
douloureux, le garçon que vous fréquentiez vous quitte définitivement,
dites-vous bien qu’il n’était pas digne de vous. En
même temps, puisque vous aviez pris le risque de lui partager votre
souffrance, c’est que vous commenciez à l’assumer suffisamment
à l’intérieur de vous-mêmes.
F. L’INCESTE.
D’une certaine manière, l’inceste est sans doute la
forme la plus grave, la plus destructrice des relations sexuelles. En
général, il s’agit de relations incestueuses entre
père et fille, plus rarement entre un frère et sa soeur.
Ce n’est pas aussi rare qu’on voudrait le croire.
Si l’inceste est un interdit fondamental, et universel, c’est-à-dire
quelques soient les sociétés observées, c’est
qu’il permet à chaque homme et chaque femme de se structurer
à sa place dans une famille et dans une société et
d’intégrer les différences de l’espace, du temps
et des générations et celle des sexes. Personne ne peut
se passer d’intégrer ces grandes différences sans
problèmes de relations graves et difficiles à porter.
Madame Badinter dans son ouvrage « L’un est l’autre
» relisait l’histoire de l’interdit de l’inceste
comme un moyen de pression pour obliger l’échange des femmes
et donc obliger à une vie économique avec l’échange
des dots. La vie économique n’ayant plus besoin de l’échange
des femmes pour exister, l’inceste devenait possible (14).
Un tel discours est gravissime et irresponsable. Il a pour conséquence
de détruire la famille où se déploient les éléments
structurants de toute relation humaine.
On constate, hélas, que la jeune fille qui subit des relations
incestueuses ne peut plus faire la différence entre un amant et
un père. Elle rentre dans la confusion des générations.
Cela pose souvent une crise d’identité forte. Pouvoir en
parler est le début de la reconquête de soi. Cela nécessite
parfois de rencontrer un psychothérapeute.
CONCLUSION
Pour creuser encore la question, plus encore que pour
la conclure, vous pouvez relire le chapitre ou votre vie avec les quatre
critères que donnent X. Lacroix et essayez de voir à quelle
catégorie de relations sexuelles se réfèrent les
différentes pratiques des jeunes ayant des relations sexuelles
avant le mariage : fonctionnelles, érotiques, signe de tendresses,
signe d’alliance. Y a-t-il des cas où on peut vraiment tout
distinguer ?
"Appelons fonctionnelles les relations
qui répondent surtout à des désirs psychologiques
tels que prouver sa virilité ou sa féminité, vérifier
son pouvoir de séduction, quitter symboliquement l'enfance et entrer
dans la vie adulte, défier les parents, découvrir un territoire
inconnu, éprouver des sensations nouvelles, ... certains psychologue
qualifient cette sexualité d'opératoire. Elle tient un peu
le rôle de ces rites de passage qui font défaut à
notre société. Mais très souvent, elle reste narcissique
et égocentrique, marquée par les besoins affectifs de l'enfance
et de l'adolescence.
Dans la sexualité à dominante érotique,
c'est surtout le plaisir qui est recherché. Découverte de
la volupté, jeu avec les ressources inexplorées du corps,
aspiration à l'extase charnelle. S'incarner, exister comme corps,
rien que comme corps. Cette fête des sens est un des meilleurs cadeaux
de l'existence, mais quel goût prend-elle à la longue, si
elle est coupée de tout contexte relationnel ?
Beaucoup privilégient aujourd'hui le pôle tendresse,
associant sexualité et sentiment. La majorité des jeunes
affirment qu'ils refuseraient de faire l'amour avec une personne qu'ils
n'aimeraient pas. Ce rapprochement entre sexualité et amour est
à la fois source de valeurs et cohérent avec le langage
des gestes de tendresse qui, de diverses manières, tendent à
exprimer des attitudes telles que l'accueil, l'ouverture à l'autre,
la possession réciproque, l'attente, le don. Mais tout n'y est
pas limpide pour autant. La présence du sentiment n'est pas une
garantie d'authenticité de l'amour.
Comprendre l'union comme incarnation de l'alliance,
c'est à la fois prendre au sérieux les significations que
nous venons d'évoquer et se situer dans la perspective selon laquelle
le sens ultime du corps, comme celui de toute l'existence, tend vers l'alliance
comprise comme le don réciproque des personnes. Nous entrons alors
dans une interprétation globale de l'existence, selon laquelle
le contexte du don sans retour vient donner sa plénitude de sens
à l'union des corps. Tel est le sens profond, pour la pensée
chrétienne actuelle, du lien entre sexualité et mariage.
" (15)
© Bruno Feillet
Notes
1.
Fuchs Eric, Le désir et la tendresse, Labor et fides, 1979, p 9.
2. Je pense personnellement qu’elle
devrait demander au moins 6 mois voire un an afin de permettre une véritable
préparation au mariage. Lorsqu’onse prépare à
vivre 50 ans ou plus ensemble, l’enjeu envaut la peine.
3. Repères éthiques, Thévenot
Xavier, Salvator, p26 sv. On lira avec intérêt le chapitre
intitulé : "Cohabitation juvénile, mariage à
l'essai, relations extra-conjugales".
4. Statistiques citées par Xavier
Lacroix, le mariage ... tout simplement, les éditions de l'atelier,
1994, p 94.
5. Lacroix Xavier, le mariage ... tout
simplement, les éditions de l'atelier, 1994, p94.
6. Canada Dry : une boisson qui a le
goût de l'alcool, la couleur de l'alcool, mais qui n'est pas de
l'alcool, disait une publicité de la marque.
7. Les Équipes Notre-Dame sont
un mouvement de spiritualité de couples. Une branche pour les jeunes
pas encore mariés existe : Les ENDJ.
8. On peut se référer
au chapitre concernant les trois dimensions de la sexualité : Le
plaisir, le relationnel et la fécondité.
9. Témoin = Martyr en grec.
10. Jean-Paul II, Veritatis Splendor
N°91, cerf, p 146-147, 1993.
11. Thévenot Xavier, Repères
éthiques, Salvator, p 29.
12. Kundera Milan, L’insoutenable
légèreté de l’être, Gallimard, folio
N°2077, 1991.
13. Parfois aussi pour de jeunes garçons
mais beaucoup plus rarement.
14. Badenter Elisabeth, L’un
est l’autre, Le livre de poche N°6410, pp 248-249.
15. Lacroix Xavier, le mariage ...
tout simplement, Editions de l’atelier, 1994 pp 56-57.
|
|